C.-E. Pissot, Abus et réformes (1871)
“ Toute dépense qui n'a pas ce caractère de nécessité et d'utilité doit être expressément rejetée d'un Etat bien organisé, et l'impôt doit être proportionnel à la fortune de chaque citoyen. Un citoyen qui, ayant de la fortune, ne paie pas sa part proportionnelle d'impôts, ou qui cherche à s'en dispenser tout en jouissant de la sûreté que lui procure l'Etat, commet un crime social : c'est un voleur. Celui au contraire qui est chargé d'impôts au-delà de la proportion qu'indique sa position de fortune est une victime sociale : il est dépouillé par ceux qui ne paient pas leur part proportionnelle. ”
