Impôt mobilier

Définition et enjeux

Mathieu-Bodet Revue des Deux Mondes

La contribution des portes et fenêtres n’est pas plus une taxe sur l’air et la lumière que l’impôt mobilier : ils sont établis, en réalité, l’un et l’autre, sur l’ensemble des revenus présumés des contribuables. On invoque également l’intérêt de la salubrité publique, en ce que l’impôt pourrait avoir pour résultat de diminuer le nombre des ouvertures des maisons habitées. Cette crainte est véritablement chimérique. L’expérience prouve qu’elle est sans fondement.
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Mathieu-Bodet Revue des Deux Mondes

L’impôt sur les valeurs locatives est inexactement désigné sous le nom d’impôt mobilier, car il frappe tous les revenus : les revenus fonciers, commerciaux, industriels et les revenus de toutes les valeurs mobilières, même les revenus qu’on n’a pas cru devoir soumettre à la taxe de 3 pour 100 établie par la loi du 27 juin 1872, tels que les arrérages des rentes, les valeurs industrielles étrangères non cotées, les intérêts des créances, les profits de l’industrie agricole, les pensions et les traitemens.
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Portrait de Jules Roche Jules Roche Revue des Deux Mondes

Le capitaliste millionnaire, le rentier aisé en sentiront à peine l’influence. L’impôt mobilier, établi pour atteindre les capitaux en circulation, pour frapper sur le luxe, devient, par sa nouvelle répartition, un impôt sur un besoin de première nécessité : sur l’habitation. Le véritable impôt mobilier est celui qui porte sur les objets de consommation à l’usage du riche, ou, du moins, de celui qui jouit d’une honnête aisance
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