Mathieu-Bodet

Résumé

Mathieu-Bodet,  Revue des Deux Mondes

“ L’impôt sur les portes et fenêtres a d’autres inconvéniens : c’est que, dans la pratique, il peut pousser certaines personnes, d’une économie exagérée, à diminuer le nombre des ouvertures de leur habitation. La salubrité publique pâtit alors d’un impôt mal assis. Cette taxe a enfin un dernier malheur; elle blesse justement le sentiment public et a contre elle le préjugé ou plutôt la conscience populaire : ce n’est pas là un léger défaut. L’impôt sur les portes et fenêtres peut passer pour un impôt sur l’air et sur la lumière. ”
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Mathieu-Bodet,  Revue des Deux Mondes

“ Étant donnée la situation financière de la France, l’impôt unique sur le capital est une conception absolument chimérique. L’impôt unique sur les revenus serait un peu moins insuffisant, car sa base serait plus large : il frapperait outre les revenus fonciers, les profits du commerce, de l’industrie, de l’agriculture et des professions, les traitemens et les salaires; mais il n’en serait pas moins lui-même inacceptable, car les impôts directs seuls ne peuvent pas produire les ressources nécessaires pour faire face à des charges publiques qui s’élèvent à près de 3 milliards 300 millions ! ”
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Mathieu-Bodet,  Revue des Deux Mondes

“ M. Thourel et ses collègues, signataires de la proposition, reprochent à la contribution personnelle de n’être pas proportionnelle aux facultés des contribuables. Ils oublient que cette taxe n’a aucun rapport avec la fortune de ces derniers; elle n’est pas établie sur les biens : c’est le tribut que tout citoyen non indigent doit à l’état, quelles que soient ses ressources et sa position, en échange de la protection qu’il en reçoit. Aucun impôt n’est plus légitime. On peut discuter sur le taux de cette contribution, mais le principe même en est inattaquable. ”
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