Résumé

P.-F. Degoix Programme d'un gouvernement républicain (1870)

Les services généraux, qui constituent ce qu'on nomme le gouvernement, ayant pour but la protection de l'individu, de son activité et de son capital, nous en déduisons l'impôt personnel, c'est-à-dire la capitation, l'impôt des patentes et l'impôt du capital. Je ne vois pas d'autres matières imposables,ou plutôt, en imposant l'individu ainsi que les produits de son activité et son capital, il me semble que l'impôt devient général et s'applique à tous, dans une mesure proportionnelle, et en conformité, aussi rigoureuse que possible, du principe d'égalité devant les charges communes.
Source : Gallica

P.-F. Degoix Programme d'un gouvernement républicain (1870)

A tous les points de vue, liberté, activité sociale, ambitions saines ou malsaines, économie, production, etc., il importe donc de simplifier la machine gouvernementale et de réduire les budgets qui l'alimentent. Il importe d'autant plus, qu'abstraction faite de tous les dangers de cet état de choses, notre machine gouvernementale est tellement compliquée et centralisée, elle embrasse tant d'intérêts, comporte une telle responsabilité, qu'il n'est pas d'hommes de bonne volonté pour lesquels elle ne soit une tâche trop lourde et qu'elle n'arrive à compromettre et à user à bref délai.
Source : Gallica

P.-F. Degoix Programme d'un gouvernement républicain (1870)

L'impôt est établi selon les besoins et non plus, comme cela se fait actuellement, les besoins développés suivant l'importance de l'impôt; ce que l'on nomme l'État n'a plus, à sa disposition, que la part du budget afférente à quelques besoins généraux; son action ainsi circonscrite ne peut plus absorber le pays; la province acquiert une vie propre qui lui manque actuellement, au point qu'à cette heure où Paris est investi, on dirait un corps sans âme, incapable de se mouvoir seul.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature