Charles-Joseph Richelet

Résumé

Charles-Joseph Richelet,  Le Budget et la centralisation… (1850)

“ Il a sans doute l'avantage de procurer la richesse , mais d'un autre côté il tend à corrompre les moeurs, parce qu'il fait naître un désir immodéré de l'argent. Une nation purement industrielle n'a jamais été et ne peut jamais être une grande nation , dans toute l'acception du mot. L'industrie n'est pas belliqueuse, elle est au contraire l'ennemie de la guerre , car la guerre est nuisible à ses intérêts ; elle regarde avec dédain les arts et les lettres, et si par hasard elle leur accorde un semblant de protection, c'est souvent par jactance et rarement par goût. ”
Source : Gallica

Charles-Joseph Richelet,  Le Budget et la centralisation… (1850)

“ L'antiquité eut bien à supporter tantôt la tyrannie d'un empereur ou le despotisme d'un roi, tantôt la volonté d'un sénat ou le pouvoir d'un général victorieux, tantôt le règne éphémère et presque toujours funeste d'un favori, mais elle ne fut jamais soumise à cette sorte d'autorité oligarchique, véritable enfantement bâtard, chargée de gouverner au nom de l'autorité supérieure qui la délègue. Le ministère, dans les pays où l'on vit sous l'empire d'une constitution , Monarchie ou République, est ce que l'on appelle le Gouvernement. ”
Source : Gallica

Charles-Joseph Richelet,  Le Budget et la centralisation… (1850)

“ La dette publique se crée par l'emprunt du présent sur l'avenir; elle affaiblit le Pouvoir, tout en exagérant momentanément ses forces ; elle le rend vassal de ses créanciers, elle tend toujours à faire progresser l'impôt, elle maintient le haut intérêt du capital, elle s'oppose à toutes les grandes entreprises politiques, elle fait sans cesse trembler devant les chances d'une guerreonéreuse, elle favorise l'agiotage, elle nuit au commerce, dont elle détourne les capitaux; elle est l'ennemie de l'agriculture , sur laquelle elle étend toujours une main rapace et jamais satisfaite. ”
Source : Gallica

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