Claude-Marie Raudot

Résumé

Claude-Marie Raudot De la décadence de la France (1850)

Il suffit que Paris produise des oeuvres faciles, fasse de l'esprit sur tout et à propos de tout, et expédie chaque jour ses journaux et ses romans, seule pâture de la province, pour que Paris ait le monopole de l'intelligence en France. Peu lui importe que cette intelligence ne soit plus celle du grand siècle, mais celle de la décadence. Les rayons de lumière qui partent sans cesse de ce foyer incandescent éblouissent ou brûlent plus souvent qu'ils n'éclairent et font au loin les ténèbres plus profondes.
Paris est le cerveau et le coeur de la France
Source : Gallica

Claude-Marie Raudot De la décadence de la France (1850)

Comment l'agriculteur entreprendrait-il une longue amélioration agricole dont le bénéfice est éloigné, lorsqu'il craint que son champ ne soit enlevé à lui ou à ses enfants ? Pourquoi travailler à s'enrichir si la richesse peut être un titre de proscription? Alors la vie d'un grand peuple s'arrête, la misère grandit et on arrivera par le désespoir au pillage, au massacre. La société n'est-elle pas menacée de luttes continuelles et sanglantes, d'une misère croissante, et enfin d'une barbarie complète.
Source : Gallica

Claude-Marie Raudot De la décadence de la France (1850)

Donner à toute la jeunesse pauvre de l'instruction sans religion, c'est multiplier la force des passions, sans leur prescrire de règles, c'est exciter des désirs immenses qui ne seront jamais satisfaits, c'est jeter des armes et de la poudre aux mains de la multitude sans lui apprendre à s'en servir, c'est préparer des catastrophes, rendre la véritable liberté impossible et le despotisme une nécessité.
Source : Gallica

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