Résumé

A. Motheré Réponse à l'ouvrage de M. Raudot intitulé… (1850)

LA DÉCADENCE DE LA FRANCE, tel est le titre de sa brochure. Ce qu'il prétend prouver, ce n'est pas que nous sommes sur le bord du précipice, mais bien que nous glissons depuis longtemps déjà sur la pente. Il ne s'agit plus que d'amortir la chute, à moins toutefois que quelque hasard, en nous suspendant sur l'abîme, ne nous laisse le temps d'échapper à une fin qui, autrement, semble inévitable.
Source : Gallica

A. Motheré Réponse à l'ouvrage de M. Raudot intitulé… (1850)

En vertu de cette loi, un homme, souvent un enfant, coupable quelquefois d'une seule faute, d'une paresse trop prolongée, est saisi et se voit imprimer sur le front le signe de Caïn, puis est rejeté sur la société avec cette malédiction : Ta vie se partagera désormais entre le crime et la prison : tu ne seras jamais honnête homme ! Quarante mille de ces êtres dégradés, incarnation-vraie de la légende du Juif-Errant, parcourent en tout sens la France sans jamais s'arrêter, et se font condamner incessamment pour ban rompu et vagabondage.
Source : Gallica

A. Motheré Réponse à l'ouvrage de M. Raudot intitulé… (1850)

Quelle est la cause d'un mouvement accéléré de population ? L'expérience nous la fait trouver incontestablement dans la misère. La rapidité de l'accroissement indique, aussi fidèlement que le thermomètre pour la température, la dégradation du bien-être, non-seulement parmi les nations prises en masses, mais encore parmi les différentes classes dont elles se composent respectivement. Il est reconnu que, si tout le genre humain pouvait vivre dans l'opulence, le monde serait bientôt dépeuplé.
Source : Gallica

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