Résumé

Perreymond Le Pain du prolétaire, ou le Commerce des peuples… (1851)

En effet, le luxe qui aurait dû suivre le développement naturel des arts et de l'industrie, et leur servir de couronnement, greffé hâtivement sur les produits moins raffinés, devint une source de misère et de privation pour les masses.
Le trafic qui exploita le luxe s'enrichit de plus en plus ; les privilégiés, charmés de se gaudir dans la soie, la pourpre et l'or, ne prirent aucun souci du dénûment du peuple; l'industrie, déviée de son véritable but, arriva au point où nous la voyons, c'est-àdire se préoccupant du luxe, et non du nécessaire.
Source : Gallica

Perreymond Le Pain du prolétaire, ou le Commerce des peuples… (1851)

En principe, car l'homme, né pour l'action, ne peut vivre de sa vie normale pleine, complète et entière que par la liberté ; car, là où il y a contrainte, l'action ou le travail perdent de leur intensité, de leur force, de leur production. Par contre, la consommation, limitée dans sa liberté, se restreint, se réduit, s'annihile.
En pratique, le commerce, n'étant que l'échange de l'activité ou du travail des peuples, ne peut se développer et grandir que par la liberté : les privilèges l'étouffent, les monopoles l'écrasent.
Source : Gallica

Perreymond Le Pain du prolétaire, ou le Commerce des peuples… (1851)

Plus d'abus de mots : dire que l'Angleterre doit tout à la protection, c'est blasphémer, car l'élément aristocratique chez un peuple ne constitue pas la nation.
La vérité, la voici. L'oligarchie anglaise a tout dû à la protection. Le peuple y a tout perdu, jusqu'au morceau de, pain qu'il gagnait à la sueur de son front.
Le navrant spectacle que présentent les districts manufacturiers et agricoles l'attestent; les phrases et les chiffres sont superflus pour prouver la misère du peuple anglais; elle, s'étale hideuse aux yeux de qui veut la voir ; il suffit de passer le détroit.
Source : Gallica

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