Résumé

Joseph Perrot Transformation du gouvernement républicain et du pouvoir parlementaire par le principe fédératif… (1886)

Avec l'unité politique, que le peuple délègue le pouvoir à une seule Chambre, à un Napoléon ou à un dictateur quelconque, la souveraine autorité, issue du vote populaire ou du droit divin, reposant sur une seule tête, ou partagée entre plusieurs, nous tournons dans le même cercle; les décrets du souverain sont exécutoires, pour ou contre la liberté ou le sentiment de la nation : c'est toujours le despotisme.
La concentration du pouvoir a pour contrefort la concentration des gros intérêts.
Source : Gallica

Joseph Perrot Transformation du gouvernement républicain et du pouvoir parlementaire par le principe fédératif… (1886)

La liberté individuelle est une chose précieuse, mais n'empêche pas de se ruiner en travaillant et de mourir de faim. La liberté du travail étant une des forces la plus puissante de la production et de la richesse, il est de toute nécessité de la garantir à l'individu comme à la collectivité, par le contrefort d'une constitution économique, facilitant, par le crédit gratuit, l'assurance mutuelle, l'association fédérative, etc., etc., l'accès de tous les travailleurs à la propriété et à la possession des instruments du travail et du capital
Source : Gallica

Joseph Perrot Transformation du gouvernement républicain et du pouvoir parlementaire par le principe fédératif… (1886)

Mais la liberté, cette force économique, faisant avancer les uns et rétrograder les autres, créa le salariat moderne, dernière forme de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Esclavage, servage, salariat, voilà les trois phases de l'évolution économique et le produit de six mille ans* de sociabilité. La servitude, en se transformant et en s'adoucissant, laisse encore la masse dans l'ignorance, cause première de la misère, du vice et de toutes les rétrogradations que nous croyons volontaires.
Source : Gallica

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