Joseph Foulon-Ménard, Fonctions de l'État, quelles sont leurs limites… (1870)
“ Erreur, me répliquerez-vous peut-être, ce mot gratuité veut dire que les riches payeront pour les pauvres. Mais je vous répliquerai moi-même, l'erreur est de votre côté. Car si les frais d'école sont soldés par le budget de l'Etat, par l'impôt actuel, cet impôt portant sur le quantum nécessaire, riches et pauvres étant, par suite, presque égaux de contributions, le premier ne déchargera pas l'autre ; et votre gratuité est alors un leurre. Nous reformerons l'impôt ; nous imposerons le revenu, à moins que ce ne soit mieux d'imposer le capital. ”
