Romuald Dejernon

Résumé

Romuald Dejernon Le crédit en France (1871)

Par le crédit on peut accélérer ou ralentir: on peut diriger la production, la circulation et la consommation: par le crédit on commande au travail, on donne l'essor à l'agriculture, à l'industrie, au commerce : par la suspension du crédit, on peut, à un moment déterminé, faire fermer tous les ateliers, réduire à la misére des millions de travailleurs et des milliers d'industriels, bouleverser toutes les fortunes, jeter partout le désordre, mettre la société en interdit, et tenir le gouvernement en échec: quiconque est maître du crédit, peut devenir maître de la France.
Source : Gallica

Romuald Dejernon Le crédit en France (1871)

Est-ce qu'on peut oublier les malheurs qui ont frappé le commerce, l'industrie, l'agriculture depuis le commencement de la guerre, la dépréciation des valeurs mobilières et immobilières, enfin les sacrifices que la détresse publique a imposés à toutes les classes de la société ?
Et cependant, chaque jour il faut de nouveaux emprunts : chaque jour il faut de nouveaux impôts. On marche ainsi de monarchie en République, et de République en empire, sans voir l'abîme énorme grandir chaque jour, sans songer qu'il est prêt à engloutir la France avec la civilisation.
Source : Gallica

Romuald Dejernon Le crédit en France (1871)

Et d'abord, le crédit est l'indispensable agent du travail, le secours le plus énergique qu'on puisse donner à l'industrie et à l'agriculture dans la détresse, l'instrument le plus rapide et le plus certain de la fortune publique : — Il vivifie la production et décuple sa puissance. Seul, il peut raviver la source qui nous rendra toutes nos forces. Le crédit est à la propriété ce qu'est le sang à l'homme : il est la circulation : il est la vie. Il participe de la valeur créatrice de l'esprit humain, lorsqu'il fournit au travailleur le moyen de mettre en oeuvre toutes ses facultés.
Source : Gallica

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