André Cochut, Les Finances des États-Unis
“ Le public français en général est disposé à croire que la liberté des banques est illimitée aux États-Unis, et que le pouvoir d’y battre monnaie y est exercé sans frein ni mesure par d’audacieux spéculateurs. C’est une erreur. Il est vrai seulement qu’il n’y a pas de monopole exclusif pour l’émission des papiers fiduciaires. On y peut multiplier sans beaucoup d’obstacles les bureaux d’escompte et de circulation, et c’est ainsi que l’on y comptait en mars 1861, précisément aux jours où le déchirement a eu lieu, seize cent cinquante-six banques avec un capital nominal de 2,193,311,590 fr. ”
