Résumé

André Cochut Les Finances des États-Unis

Le public français en général est disposé à croire que la liberté des banques est illimitée aux États-Unis, et que le pouvoir d’y battre monnaie y est exercé sans frein ni mesure par d’audacieux spéculateurs. C’est une erreur. Il est vrai seulement qu’il n’y a pas de monopole exclusif pour l’émission des papiers fiduciaires. On y peut multiplier sans beaucoup d’obstacles les bureaux d’escompte et de circulation, et c’est ainsi que l’on y comptait en mars 1861, précisément aux jours où le déchirement a eu lieu, seize cent cinquante-six banques avec un capital nominal de 2,193,311,590 fr.
Source : Wikisource

André Cochut Les Finances des États-Unis

Les états négriers tomberont dans le chaos. L’Europe n’aura pas plus de coton qu’aujourd’hui, et elle aura compromis pour longtemps les débouchés américains, sans lesquels elle ne peut vivre.
Ces prévisions sont tristes. N’y a-t-il aucun moyen de conjurer tant de malheurs ? La guerre cesserait bientôt, si le sud perdait l’espoir d’être soutenu et si les gouvernemens européens proclamaient, comme c’est leur droit et leur devoir, qu’en aucun cas ils ne toléreront le rétablissement de la traite, ni les expéditions furtives dans les pays voisins pour y implanter l’esclavage.
Source : Wikisource

André Cochut Les Finances des États-Unis

En Amérique, l’escompte des véritables effets de commerce tient sans doute la moindre place dans le bilan des opérations. Sous l’excitation d’une concurrence acharnée et d’une cupidité instinctive, les directeurs de banques font des affaires de toute sorte. On procède le plus souvent par des ouvertures de crédits à découvert. Un planteur du sud a besoin d’avances sur des cotons qui sont encore sur pied, un pionnier sur les forêts qu’il doit abattre dans l’ouest, un négociant sur les marchandises qu’il attend d’Europe, un ingénieur sur le chemin de fer qu’il a rêvé.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature