Victor Bonnet

Résumé

Victor Bonnet,  La Grève du milliard

“ Ce qui menace les sociétés modernes, c’est plutôt l’insuffisance du capital par rapport aux besoins. Le domaine de la production est immense, illimité. Chaque année, il s’agrandit, grâce aux applications de la science, et il absorbe plus de capitaux; mais il faut qu’on ait la tranquillité, la foi dans l’avenir, et cette foi, le monde industriel et commercial ne l’aura plus que lorsqu’il sera bien sûr que dans l’ordre politique on ne peut rien tenter qui ne soit conforme aux intérêts et aux vœux du pays, rien qui puisse le surprendre à l’improviste. ”
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Victor Bonnet,  La Grève du milliard

“ Le jour où l’Europe est troublée sur un point quelconque de son territoire, ce sont les marteaux de Sheffield qui s’arrêtent, ce sont des ateliers qui se ferment à Manchester, à Birmingham; seulement, et c’est là le malheur particulier de notre pays, nous nous ressentons plus qu’aucun autre de tout ce qui agite l’Europe; d’abord parce que notre politique n’y peut pas rester aussi étrangère que celle de l’Angleterre, ensuite parce que chez nous, à cause de nos antécédens révolutionnaires, les difficultés extérieures se compliquent immédiatement de difficultés intérieures. ”
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Victor Bonnet,  La Grève du milliard

“ En temps de pénurie du capital comme en temps d’abondance, la Banque de France n’est qu’un thermomètre : si son encaisse vient à diminuer de 2 ou 300 millions, cela n’indique pas qu’il ne manque que cette somme à la nation pour être en équilibre avec ses besoins, cela indique seulement qu’il y a des besoins dont on n’a pas la notion exacte, et qui dépassent dans une mesure plus ou moins forte les ressources disponibles. De même ces 6 ou 700 millions que la Banque possède aujourd’hui en trop ne sont qu’un symptôme de l’état du pays ”
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