Résumé

H.-Ernest Caignault Mon testament politique : réformes administratives… (1871)

En effet, je l'ai déjà dit, notre société est atteinte d'un mal profond, ce qui a été la cause de toutes nos révolutions-.
Si l'on désire tant le renversement d'un gouvernement, s'il existe des partis qui y travaillent dans l'ombre, vous imaginez-vous, chers lecteurs, que c'est pour mettre fin à tous nos abus, pour nous doter d'un meilleur gouvernement, pour rétablir nos finances, pour diminuer les charges publiques ; non ! l'intérêt personnel se trouve au fond de toutes nos actions !
C'est triste à avouer, mais n'en blâmez que la pauvreté de notre organisation humaine.
Source : Gallica

H.-Ernest Caignault Mon testament politique : réformes administratives… (1871)

Quoi qu'il arrive, le peuple seul est le seul arbitre de ses destinées futures.
On n'admettra jamais que la République fût imposée au pays par une minorité factieuse, si cette forme de gouvernement ne réunissait pas le plus grand nombre de votes.
Je vais même plus loin et je soutiens hardiment que si le peuple, consulté de nouveau dans ses comices, décidait le rétablissement de l'Empire, bien que, dans ma pensée, l'Empire se soit suicidé lui-même à Sedan, il n'y aurait pas de force capable de s'opposer à la réalisation du voeu de la France entière.
Source : Gallica

H.-Ernest Caignault Mon testament politique : réformes administratives… (1871)

VI
toutes les révolutions futures, le seul moyen de faire renaître le patriotisme français, tout en donnant satisfaction à la classe ouvrière, c'est d'ouvrir de vastes débouchés à l'industrie, au commerce, à l'agriculture, et de proclamer sans crainte la gratuité de nos principales fonctions publiques.
En montrant un tel exemple de désintéressement au peuple, il n'aspirera lui-même qu'à suivre ses élus dans la voie du progrès, du travail et de la civilisation.
Source : Gallica

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