Résumé

Jean-Frédéric Gabiou Nouveau système de finance et projet de liquidation générale fondés sur la Charte… (1816)

Tout serait bien, pourvu que tout fût dans l'intérêt du Prince , parce que dans une monarchie pure , l'Etat , c'est le Roi. Tout doit se rapporter au Roi, et au Roi seul ; ses sujets sont sa propriété. Il a droit de disposer d'eux, de leurs biens , de leur vie, de leurs pensées , de l'objet de leurs plus chères affections, de subjuguer leur raison même. Ils sont pour sa gloire ; ils ne murmureraient pas ; ils n egémiraient pas sans se rendre criminels. Ils doivent se soumettre en adorant, parce qu'il est des mystères de gouvernement comme des mystères de religion.
Source : Gallica

Jean-Frédéric Gabiou Nouveau système de finance et projet de liquidation générale fondés sur la Charte… (1816)

FRAPPE , MAIS ÉCOUTE, disait Thémistocle à Eurybiade: sous un gouvernement constitutionnel où la liberté de penser et d'écrire n'est pas étouffée, tout citoyen peut dire à un ministre, Ecoutez, ou je frappe; car il peut frapper avec l'arme de la raison. La raison est l'arme la plus puissante, et tout à-la-fois la plus douce : elle tue, mais elle ne tue que l'erreur.
Source : Gallica

Jean-Frédéric Gabiou Nouveau système de finance et projet de liquidation générale fondés sur la Charte… (1816)

L'administration ne voit jamais que l'habitant des villes ; ses regards ne s'étendent pas jusqu'aux habitans des campagnes. Depuis la révolution, Paris est tout; et, dans Paris, tout se fait pour la Bourse des effets publics. Voilà ce qui explique toutes ces concessions de monopoles sollicitées et obtenues tour-à-tour par différentes classes de l'industrie des villes, et qui les mettent à-peu-près au pair entre elles, mais qui pèsent toutes ensemble sur l'industrie des campagnes, et la ruinent.
Source : Gallica

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