Résumé

Gaston de Lévis Considérations morales sur les finances… (1816)

On paie quand on veut, comme on veut, en partie, point du tout. Voilà où nous en sommes depuis vingt-cinq ans ; chaque année, cependant, nous subissons régulièrement la peine de ce désordre et de ces injustices : car, en matière de finances et de crédit, le châtiment de la foi violée n'est pas cette justice lente et boiteuse dont parle le poëte, pede poena claudo, c'est un génie ailé , rapide comme la foudre , impitoyable comme la mort , et qui frappe le coupable à coups redoublés , en dépit de sa puissance et de son élévation : sur le trône , comme sur la chaise curule.
Source : Gallica

Gaston de Lévis Considérations morales sur les finances… (1816)

Aujourd'hui que les enjeux de la victoire sont si chers, les succès ne sont ni plus brillans ni plus décisifs; les résultats de la guerre n'ont point changé. C'est toujours , même pour les vainqueurs, du sang, des larmes, des impôts. Si l'on considère les conséquences politiques du renchérissement des dépenses que coûtent ces luttes cruelles , on trouvera qu'elles ne sont pas moins fâcheuses. Ce sont ces frais , devenus énormes , qui donnent à l'Angleterre une influence prépondérante sur les destinées du continent, dont la nature l'avoit séparée.
Source : Gallica

Gaston de Lévis Considérations morales sur les finances… (1816)

C'est le crédit qui peut seul nous sauver, et la France mérite aujourd'hui ses inestimables bienfaits; le Monarque auguste qui préside à nos destinées, les Députés des départemens, si purs, si loyaux , dignes de la nation régénérée qui les envoie , du Prince qui les associe à son gouvernement, tant d'honneur, tant de vertus commandent plus que l'estime ; ils ont droit à tous les respects. Mais si la confiance ne s'accorde, avec raison, qu'à la loyauté, cette qualité ne suffit pas seule pour fonder le crédit. Quel prince eut jamais des sentimens plus élevés que Louis-le-Grand ?
Source : Gallica

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