Louis-Antoine Garnier-Pagès

Louis-Antoine Garnier-Pagès

Résumé

Portrait de Louis-Antoine Garnier-Pagès Louis-Antoine Garnier-Pagès Un épisode de la Révolution de 1848… (1850)

Le défaut de mesure est l'écueil de ceux qui sont condamnés à parler d'eux-mêmes. Mais une chose me rassure; je ne sens dans mon coeur ni complaisance pour moi, ni rancune contre les autres. Je ne suis animé que d'une double passion : l'amour de la vérité, le besoin de la justice. Je ne veux que la justice par la vérité.
Or, ce qu'on va lire démontre invinciblement, suivant moi, que l'impôt des 45 centimes a sauvé l'État de la banqueroute, la France du
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déshonneur, la République d'une ineffaçable souillure.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Antoine Garnier-Pagès Louis-Antoine Garnier-Pagès Un épisode de la Révolution de 1848… (1850)

Il est des époques où le pouvoir c'est le martyre. Quand le trouble est partout ; quand le sol tremble sous les pas de la société ; quand les populations épouvantées cherchent avec angoisse une voie de salut; lorsque le présent n'est que misère et l'avenir que menaces ; quand la guerre étrangère semble inévitable et la guerre civile probable; quand la prospérité a fui laissant l'industrie, le commerce, l'agriculture aux abois ; quand le crédit privé est mort et le crédit public anéanti, ce n'est point avec une hypothèse, ce n'est point avec une velléité qu'un homme d'État sauve un pays.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Antoine Garnier-Pagès Louis-Antoine Garnier-Pagès Un épisode de la Révolution de 1848… (1850)

Ranimer le travail dans un grand centre de consommation, c'est le ranimer du même coup, par la voie la plus droite et la plus efficace, dans le rayon de production qui l'alimente. Mais ce n'est pas tout. Un secours plus direct, un plus large dédommagement était réservé aux campagnes. L'impôt qui pesait plus particulièrement sur elles, et qui depuis des siècles leur était le plus odieux, l'impôt du sel, fut aboli. C'était une recette de 70 millions par an; c'était, en deux années, la compensation des 45 centimes; c'était pour le Trésor un sacrifice permanent en échange du sacrifice d'un jour.
Source : Gallica

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