Résumé

Alfred Antony La Politique financière du Gouvernement provisoire… (1910)

Et d'ailleurs le système des Caisses d'épargne qui unit, d'un lien si étroit celles-ci à l'Etat, n'est-il pas un danger permanent pour les temps de crise? Une solution à de telles difficultés n'est jamais qu'imparfaite et blesse certains intérêts ; mais la faute n'en est pas à ceux qui doivent réparer des erreurs qu'ils n'ont pas commises.—Enfin l'établissement, dans de sages limites, du cours forcé et la suppression des banques départementales permirent à la Banque de France de jouer son rôle heureux d'intermédiaire entre le crédit privé et l'Etat.
Source : Gallica

Alfred Antony La Politique financière du Gouvernement provisoire… (1910)

Est-ce à dire, comme le fit Garnier-Pagès le 9 mars, que la banqueroute était imminente ? L'impartialité historique, qui nous est plus facile qu'à Garnier-Pagès, oblige à répondre non. Un pays dont la richesse était aussi solidement assise que celle de la France, ne fait pas banqueroute parce que sa dette commence à lui peser, que ses engagements à court terme sont plus forts que de raison ou que des travaux dispendieux, mais utiles d'ailleurs à la prospérité actuelle et future de la nation,ont été entrepris avec le seul gage de ressources fictives.
Source : Gallica

Alfred Antony La Politique financière du Gouvernement provisoire… (1910)

Ce n'est pas le sens de 1848 ; le capitaliste, qui est alors un être nouveau dans la vie sociale, est celui qui tire son revenu de valeurs qu'il a en portefeuille. Ces valeurs ne sont taxées qu'indirectement par le timbre ou le droit de transfert ; il faut les atteindre, dans leur essence, comme source de revenus. Remarquons que ce fut l'oeuvre fiscale de toute la fin du XIXe siècle de poursuivre ces valeurs transfuges de l'impôt ; en 1848, le ministre des Finances faisait ses premières armes contre elles.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature