Dette hypothécaire

Définition et enjeux

Édouard Maguéro,  Supplément au Traité alphabétique des droits d'enregistrement… (1902)

“ Lorsque le défunt a hypothéqué son immeuble pour garantir l'obligation d'un tiers et sans s'obliger lui-même, sa dette n'est qu'éventuelle. Ses biens ne sont engagés qu'accessoirement et pour le cas seulement où le débiteur principal n'acquitterait pas son obligation. La dette hypothécaire du défunt est donc subordonnée à une condition qui se réalisera au moment où le payement de l'obligation principale sera effectué par lui ou par ses héritiers. L'événement de la condition, en donnant à la dette du défunt une existence certaine, créera en même temps un droit de recours à son profit. ”
Source : Gallica

Émile-Louis Dubois,  Du Crédit foncier en France (1848)

“ Quoiqu'au premier abord l'emprunt paraisse préférable à l'aliénation, ses conséquences sont en réalité tout aussi désastreuses. En effet, la propriété territoriale rapporte deux et demi, trois pour cent au plus; l'intérêt de la dette hypothécaire, tous frais compris, est de 8 pour cent; il annihile donc entre les mains de l'emprunteur les revenus d'un capital triple de la somme à laquelle s'élève la dette elle-même. C'est ainsi que les créanciers hypothécaires deviennent les véritables propriétaires du sol, et absorbent ses revenus sans participer aux charges qui le grèvent. ”
Source : Gallica

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