Résumé

G. Muley Le crédit à l'agriculture : son organisation en France (1892)

Parcourons l'Angleterre, les Etats d'Allemagne, l'Italie, visitons les provinces qui bordent l'Atlantique, dans ces pays où le Crédit Agricole et Commercial, également dotés, se touchent et s'enchainent, partout nous verrons l'institution puissante, se ramifiant à l'infini, reliant entre elles les richesses, les activités, les fortunes ; les conditions du sol au commerce, du commerce à l'industrie, comme si le travail ne formait qu'une seule et immense zone.
Source : Gallica

G. Muley Le crédit à l'agriculture : son organisation en France (1892)

Ces institutons, qui font la prospérité de nos voisins, l'agriculture les a toujours désirées, mais, chose triste à dire, ses espérances ont toujours été trompées et, il faut bien l'avouer, nous ne sommes toujours, en France, pour le crédit, qu'à l'enfance de l'association.
Aujourd'hui encore, certains esprits rétrogrades ne craignent pas d'affirmer que l'agriculture se suffit à elle-même, qu'elle n'a besoin d'aucun secours étranger; que mettre le crédit à la portée des agriculteurs,
c'est mettre entre leurs mains un instrument qui, non seulement leur sera inutile, mais qui ne sera.
Source : Gallica

G. Muley Le crédit à l'agriculture : son organisation en France (1892)

A de rares exceptions près, le cultivateur-fermier, indépendamment de son honorabilité, n'a pour emprunter que la garantie de ses récoltes, de ses bestiaux, de ses instruments de culture. Jusqu'ici aucune de ces valeurs n'a pu lui servir d'instrument de crédit pour deux raisons : la première, c'est que le propriétaire est nanti, pour l'exercice du bail, d'un privilège qui immobilise le gage; la seconde provient du régime légal du nantissement.
Pour obtenir des avances, le fermier devrait pouvoir, comme cela se pratique à l'étranger, donner en gage ses récoltes et son matériel.
Source : Gallica

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