Louis Durand, Le crédit agricole en France et à l'étranger (1891)
“ Non, ce n'est pas un gage, car le gage tire toute sa valeur de la sécurité que donne au créancier la possession réelle de l'objet engagé ; le législateur valide cette possession, il la sanctionne, il la règlemente, mais tous les effets que produit le gage sont la conséquence de ce fait matériel de la possession réelle acquise au créancier. S'il n'y a pas possession réelle, il n'y a pas de gage ; tout ce qui peut exister, c'est un droit de préférence sur le prix des objets affectés conventionnellement à la garantie spéciale d'une dette déterminée. ”
