Résumé

Louis Durand Le crédit agricole en France et à l'étranger (1891)

Non, ce n'est pas un gage, car le gage tire toute sa valeur de la sécurité que donne au créancier la possession réelle de l'objet engagé ; le législateur valide cette possession, il la sanctionne, il la règlemente, mais tous les effets que produit le gage sont la conséquence de ce fait matériel de la possession réelle acquise au créancier.
S'il n'y a pas possession réelle, il n'y a pas de gage ; tout ce qui peut exister, c'est un droit de préférence sur le prix des objets affectés conventionnellement à la garantie spéciale d'une dette déterminée.
Source : Gallica

Louis Durand Le crédit agricole en France et à l'étranger (1891)

Il y a loin de ce système où tout dépend d'un homme au système de Raiffeisen, où le crédit est assuré par la solidarité des associés, et où la prudence de l'administration est garantie par les dispositions statutaires qui, ne permettant pas la distribution de dividendes et des tantièmes, suppriment par le fait même toute tentation de spéculation.
Le Banco agricola de la provincia de Segovia est une preuve vivante des miracles que la prudence et l'intégrité peuvent réaliser en matière de crédit.
Source : Gallica

Louis Durand Le crédit agricole en France et à l'étranger (1891)

De même que le consommateur c'est exclusivement l'ouvrier industriel, de même le travailleur, c'est encore lui, toujours lui. Quant à l'agriculteur, on lui laisse la liberté complète de travailler s'il le veut, et de manquer s'il le peut.
C'est en effet un phénomène singulier que cette tyrannie exercée par la question ouvrière sur la fin de ce siècle. La situation de l'ouvrier industriel s'est incontestablement améliorée considérablement depuis un demi-siècle : les salaires ont augmenté dans une plus large proportion que le prix de toutes les denrées de première nécessité.
Source : Gallica

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