Résumé

Han Wen-Ton Le Crédit agricole en Chine et les amendements proposés… (1936)

« Si le Crédit Agricole était uniquement entrepris par les banquiers, il serait certainement inutile. Pour arriver au but que nous désirons, il faut établir beaucoup de sociétés coopératives qui pénètrent dans tous les coins du pays et qui sont fondées sur la solidarité des agriculteurs eux-mêmes. En même temps il est nécessaire d'avoir une organisation centrale qui soit une entreprise publique ».
Le crédit agricole ayant ses caractères spéciaux, surtout avec la condition économique et intellectuelle des paysans chinois, il ne peut vraiment se développer qu'avec l'aide de l'Etat.
Source : Gallica

Han Wen-Ton Le Crédit agricole en Chine et les amendements proposés… (1936)

La garantie exigée du prêt est très sévère
Le crédit agricole est considéré comme synonyme de crédit personnel. « L'épine dorsale de la société est la solidarité qui suffisait, sans gage, sans hypothèque, sans capitaux même, pour permettre d'emprunter sur le marché des milliards » (9) . Mais dans la Chine actuelle, le prêt sur hypothèque, fait par la société coopérative de la province de Kiang-Sou, par exemple, représente 55 % (10) . C'est déshonorer ce beau mot de crédit.
Source : Gallica

Han Wen-Ton Le Crédit agricole en Chine et les amendements proposés… (1936)

Mais alors, le cultivateur chinois en devenant de plus en plus pauvre, à cause de son exploitation par l'usurier manque de capitaux suffisants; non seulement il est dans l'impossibilité d'améliorer l'agriculture, mais aussi il lui est difficile de maintenir sa ferme dans de bonnes conditions. Les champs cultivés par les moyens traditionnels, sans employer les machines nécessaires, sans acheter des engrais chimiques en quantité suffisante pour amender le fonds et nourrir les plantes. Il est ainsi tout à fait naturel que la production soit diminuée.
Source : Gallica

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