Résumé

Charles Rayneri Manuel des caisses régionales de crédit agricole mutuel… (1899)

Dans le système qui semble, jusqu'à présent, préféré en France pour le fonctionnement du crédit agricole, le système Raiffeisen, adopté par la pluralité actuelle des caisses agricoles françaises, le capital espèces ne joue qu'un rôle secondaire et minime. C'est le capital responsabilité qui entre en jeu, ce capital identifié avec l'individu lui-même, qui apporte ainsi dans la société non seulement des économies, mais sa valeur personnelle et cet ensemble de qualités qui forment l'assise et la sauvegarde des institutions à responsabilité solidaire.
Source : Gallica

Charles Rayneri Manuel des caisses régionales de crédit agricole mutuel… (1899)

Et cette pratique du libre emploi de l'épargne a une portée plus grande qu'on ne le pense en général; elle fait du prévoyant quelqu'un qui voit plus loin que la garantie matérielle de l'État; elle lui montre le service que son épargne va rendre aux activités locales; elle l'intéresse au fonctionnement, à la marche de l'association à laquelle il la confie; tandis que nos déposants ne voient qu'un objectif, la garantie du Gouvernement avec la sécurité qu'elle comporte, et qui les dispensant de songer à autre chose, affaiblit constamment leur esprit d'initiative et de solidarité sociale.
Source : Gallica

Charles Rayneri Manuel des caisses régionales de crédit agricole mutuel… (1899)

Nous avons souvent dit qu'un des résultats les plus précieux à obtenir par les institutions de crédit populaire, rurales ou urbaines, sera d'aider à réaliser la décentralisation de l'épargne, et à retenir sur place les économies locales par le moyen d'organismes permettant de les placer à la portée des intelligences et des activités. Sans cette décentralisation de l'épargne, sans cette éducation économique, les associations de crédit populaire ne sont pas possibles, parce qu'il leur manque le sang qui est leur vie.
Source : Gallica

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