Emmanuel Le Barbier

Résumé

Emmanuel Le Barbier Le crédit agricole en Allemagne… (1890)

C'est une idée qu'il est bon de maintenir dans la classe laborieuse, afin qu'elle n'en vienne pas, par ignorance économique, à cette erreur fatale de croire que le crédit lui est dû, que si elle n'a pas d'argent, il y en aura toujours à la caisse qui lui en prêtera. Ce serait un effet désastreux produit involontairement par le crédit populaire, s'il allait éveiller chez l'ouvrier ce sentiment qu'il peut dépenser l'argent qu'il a gagné aujourd'hui, car s'il veut se mettre demain en affaires, il en trouvera à la banque populaire.
Mais c'est que cette banque est une association!
Source : Gallica

Emmanuel Le Barbier Le crédit agricole en Allemagne… (1890)

On peut comparer le capital d'exploitation au sang artériel qui se répand dans les mille organes du corps humain, s'usant à leur donner la santé, la force, la productivité pour être ensuite régénéré par eux, puis chassé par un nouveau battement du cœur, recommencer son œuvre de fécondation, au prix d'une nouvelle destruction de lui-même. Semblable au liquide nourricier, le capital d'exploitation anime en se consommant tous les organes de l'entreprise agricole, puis il ressort reconstitué par la vente des produits et retourne continuer dans la ferme son action vivifiante.
Source : Gallica

Emmanuel Le Barbier Le crédit agricole en Allemagne… (1890)

Si on vient à prétendre que la concurrence des caisses d'épargne, qui acceptent les dépôts à un intérêt fixe et plus élevé, force à agir autrement, pour éviter que l'argent ne se détourne des associations et ne prenne une autre voie, on n'est qu'à moitié dans le vrai. Pour les sommes de quelque importance, cette crainte n'est pas fondée; l'expérience l'a prouvé dans mainte association.
Le capitaliste et le rentier se laissent guider dans leurs placements par la sécurité qui leur est garantie pour le remboursement du capital et le paiement exact des intérêts.
Source : Gallica

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