Résumé

Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski Réforme hypothécaire : organisation du crédit foncier (1844)

Tout l'office de l'Etat consiste à épargner le contact immédiat du capitaliste avec l'immeuble affecté à la garantie de la créance, et à marquer à un coin uniforme les titres d'emprunts, revêtus ainsi d'une valeur commune et notoire. L'Etat ne spécule pas, il ne peut ni gagner ni perdre; il recueille d'un côté les intérêts qu'il sert de l'autre, et nous le répétons encore, le grand-livre de la dette foncière fonctionne exactement comme le grand-livre de la dette publique. Le projet dont nous venons de reproduire les traits principaux ne poursuit point la pensée de la mobilisation du sol.
Source : Gallica

Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski Réforme hypothécaire : organisation du crédit foncier (1844)

Or, si l'intérêt des femmes et des mineurs à qui l'on sacrifie les prêteurs, et par conséquent le crédit foncier, si cet intérêt est tellement puissant qu'il faille faire plier devant lui tous les autres, et le sauvegarder à tout prix, la loi est injuste et aveugle, car elle est incomplète : elle abandonne, sans garantie aucune, des intérêts sacrés, alors qu'elle déshérite d'une protection nécessaire les femmes et les mineurs dont les maris et les tuteurs ne possèdent pas d'immeubles. Il faut tenir la balance égale entre tous ceux qui réclament au même titre l'appui du législateur
Source : Gallica

Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski Réforme hypothécaire : organisation du crédit foncier (1844)

Quand il est question d'amortissement, l'Etat doit se demander s'il ne prélève point entre les mains des contribuables des capitaux utilement employés, et produisant un intérêt plus élevé que la dette publique, et ce uniquement pour éteindre cette dette, soi-disant à leur bénéfice.
En effet, ce qui profite à chaque contribuable profite à la richesse nationale et vient relluer dans le réservoir commun.
Tout s'individualise, au contraire, dans la propriété privée; l'immeuble grevé, par exemple, ne profitera pas toujours des avantages que procure l'emprunt auquel il a servi de garantie.
Source : Gallica

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