Résumé

Alexandre Laudoux Politique, jurisprudence, économie sociale… (1841)

Ainsi conçue, la réforme hypothécaire est une œuvre immense, très-compliquée, très-épineuse. Il s'agit, en effet, de remettre en question les principes conservateurs, les règles protectrices, les garanties essentielles, et, si on peut le dire, la charte de la propriété territoriale. Et dans quel sens, en vue de quel intérêt s'agit-il de modifier la législation existante? Dans le lens conforme à l'esprit de nos institutions démocratiques ; car il faut que la propriété soit faite à l'image de la société. Mais c'est là ce qui rend la tâche difficile, dâirâle.
Source : Gallica

Alexandre Laudoux Politique, jurisprudence, économie sociale… (1841)

Il n'est qu'un moyen d'établir l'équilibre si désirable, d'abord entre les contrats de même nature relatifs à l'immeuble, ensuite entre ces contrats mêmes et les effets publics; c'est de faire disparaître l'ordre hiérarchique d'inscription, de liquider les immeubles, ou de les purger des privilèges, des hypothèques légales et judiciaires qui font naître le doute chez le capitaliste, et le menacent incessamment de surprises et de déceptions nouvelles.
Source : Gallica

Alexandre Laudoux Politique, jurisprudence, économie sociale… (1841)

On voulait protéger la propriété, la protéger contre ses propres imprudences., et l'on s'y est pris de manière que les garanties et les précautions établies dans son intérêt, ont complètement tourné contre elle. Tout le monde sait que la propriété ne peut se suffire à elle-même; réduite à ses seules ressources, à ses revenus ordinaires, elle est faible et impuissante ; il lui faut des avances considérables ; elle dépense beaucoup et produit peu, elle rend avec une avarice et une lenteur extrêmes les trésors que le laboureur enfouit dans son sein pour la féconder.
Source : Gallica

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