Résumé

Louis Kirch Étude sur le crédit mobilier agricole… (1899)

Mais si le crédit augmente le mouvement des affaires, et par suite la richesse générale et privée, il ne faudrait pas croire, comme l'a dit Macleod qu'il multiplie les capitaux. Non, il n'ajoute rien à la masse des choses échangeables, car l'on arriverait à cette conséquence que la création d'une dette équivaudrait à la création d'un capital.
Lors de la naissance comme de l'extinction d'une dette, il ne s'opère qu'un simple déplacement de capital. L'emprunteur utilise le capital à l'exclusion du prêteur qui s'en dessaisit, mais l'un et l'autre n'en sont pas nantis en même temps.
Source : Gallica

Louis Kirch Étude sur le crédit mobilier agricole… (1899)

« Il répugne profondément à l'homme de la campagne d'aller demander de l'argent à une grande banque de ville, il lui semble que par le seul fait qu'il se présente au guichet d'une grande banque centrale, il affirme aux yeux du public ses besoins, sa détresse, il craint de nuire à son crédit au lieu de le fortifier. Si vous voulez que l'agriculteur s'adresse aux sociétés de crédit, il faut que ces sociétés puissent être considérées comme son œuvre à lui, il faut qu'il puisse dire cette banque est la mienne, l'argent que j'y trouve est à moi et c'est dans ma propre bourseque je viens puiser ».
Source : Gallica

Louis Kirch Étude sur le crédit mobilier agricole… (1899)

Une complète liberté donnée aux parties contractantes pour le débat et le règlement de leurs intérêts serait à coup sûr le meilleur moyen de servir l'agriculture La loi oblige à un partage trop inégal pour rendre possible l'association de l'agriculteur et du capitaliste; la laine, le lait, le fumier appartiennent au preneur, seul le croît est partagé.
Comment un capitaliste à qui on demanderait une avance de fonds pour l'achat de bêtes bovines, pourrait-il admettre que le fumier, le lait appartiendront entièrement au cultivateur et qu'il partagera seulement le croît?
Source : Gallica

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