Résumé

Charles Rivet Lettre à un haut fonctionnaire sur l'application du crédit à l'agriculture (1866)

Vienne donc l'autre condition, le capital ! Mais où est-il ?
Au fond de toutes les difficultés, de toutes les craintes, de toutes les espérances, vous retrouvez la question du crédit. Autant vaut l'aborder de suite. Chaque jour de retard se traduit par des embarras, des transactions ruineuses, des malheurs qui ne pourront plus se réparer. Qu'espérez-vous d'ailleurs, ou que craignez-vous? Comptez-vous sur des bénéfices? D'où viendraient-ils, lorsque vous-mêmes, vous avez avoué que la source est
tarie?
Source : Gallica

Charles Rivet Lettre à un haut fonctionnaire sur l'application du crédit à l'agriculture (1866)

L'agriculteur est-il propriétaire, exploitant lui-même, ou par des colons ou métayers? Je le suppose ayant étudié attentivement les conditions par lesquelles il peut espérer de tirer un meilleur parti de sa propriété.
Le premier agent qui lui manque pour accroître les produits de la terre, c'est le fumier. Il ne peut y suppléer que par l'engrais artificiel et les amendements. C'est une avance que rien ne peut remplacer et pour laquelle l'économie se traduit souvent par une perte.
L'élévation du prix de la main-d'œuvre le conduit à se procurer des machines ou des outils perfectionnés.
Source : Gallica

Charles Rivet Lettre à un haut fonctionnaire sur l'application du crédit à l'agriculture (1866)

Le crédit exige un gage ;
Le gage que l'agriculture peut fournir, ce n'est ni l'hypothèque, ni l'effet de commerce; c'est la terre elle-même améliorée, autrement dit la récolte.
Le Code Napoléon l'a prévu, mais d'une manière incomplète.
Une fois le gage solidement constitué, une institution
spéciale de crédit peut s'établir, qui procurera les moyens d'amélioration et contribuera à créer elle-même sa propre garantie.
Source : Gallica

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