Résumé

Eugène Liebert L’Agriculture française après la guerre

Et que ceux qui s’inquiètent du sort des ouvriers des champs ne craignent pas que les découvertes du génie rural aient pour résultat de diminuer ou de supprimer les ressources que le pauvre demande au travail : ni en agriculture ni en industrie l’emploi des forces mécaniques n’est une question d’économie sur les salaires ; c’est une question de rendement meilleur et de meilleur traitement des produits. Les grandes exploitations rurales les mieux pourvues de machines occupent justement un plus grand nombre d’ouvriers et les paient mieux : c’est qu’elles produisent plus et rapportent davantage.
Source : Wikisource

Eugène Liebert L’Agriculture française après la guerre

Il constatait que généralement en France c’est à l’achat de parcelles de terre que le cultivateur consacre la plus grosse part de ses bénéfices. Le malheur, disait-il, le très grand malheur de nos campagnes est que chacun aspire à étendre indéfiniment sa culture, à se charger d’une exploitation qu’on trouvera relativement énorme, si l’on met en regard l’insuffisance des moyens. Ne serait-ce pas un placement plus sage d’employer son épargne à l’achat de bons instrumens, source assurée de revenu, si l’on apprend à s’en servir ?
Source : Wikisource

Eugène Liebert L’Agriculture française après la guerre

Quand la dernière épargne est gravement compromise ou perdue, peut-on se procurer des machines, du bétail, même de l’engrais ? Aura-t-on seulement de quoi ensemencer la terre, si l’on n’a pu conserver de réserves ? Osera-t-on répondre du salaire des ouvriers et des gages du valet de ferme ? et pourra-t-on même assurer la nourriture des chevaux et des bœufs ? — Le capital manque en effet, surtout dans les provinces envahies. Il faudra cependant confier des fonds à l’agriculture pour arriver au moins à la moisson prochaine ; l’intérêt national l’exige.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature