Résumé

F. Vidalin La Société des agriculteurs de France

Le développement de la production chevaline est en effet une des nécessités de la réorganisation de notre armée de défense. Il faut bien plus de chevaux qu’autrefois pour le service d’une artillerie devenue plus lourde et plus considérable, pour l’approvisionnement de corps de troupes plus nombreux, pour la remonte d’une cavalerie destinée forcément à être augmentée. Comme l’on ne saurait compter pour ce recrutement sur l’importation étrangère, qui ne fonctionne qu’en temps de paix, l’on voit que le développement de la production chevaline en France intéresse notre sécurité elle-même.
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F. Vidalin La Société des agriculteurs de France

Certes, si tous nos champs de France pouvaient obtenir graduellement la perméabilité à l’air, à la chaleur et à la lumière que donne la culture à vapeur, la production agricole s’en trouverait accrue dans d’incalculables proportions. Comme rapidité d’exécution, les appareils les plus puissans peuvent cultiver profondément quatre hectares par jour, et travailler superficiellement une étendue plus que double de celle-là, tout en n’exigeant que quatre hommes pour la manœuvre des outils ou l’approvisionnement des moteurs.
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Quant aux terrains de montagne, quelle que soit leur qualité, ils resteront toujours hors la loi de la culture à vapeur.
Voilà de bien nombreuses réserves ; elles expliquent comment le labourage à vapeur s’est moins répandu en France qu’en Angleterre, où un ciel moins clément impose une plus grande promptitude dans les travaux agricoles, tandis que le sol moins morcelé et plus assoupli par la culture s’y prête mieux à la manœuvre de ces puissans engins. En outre une plus grande rareté de la main-d’œuvre agricole y rend l’application de ces rapides machines plus nécessaire que chez nous.
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