Cte de Gasparin

Résumé

Cte de Gasparin Revue des Deux Mondes

Quel bienfait pour l’agriculture du nord comme pour celle du midi si des fléaux naturels qui privent trop souvent le cultivateur du fruit de ses labeurs, on pouvait en éliminer un, le plus redoutable peut-être, si l’on pouvait lui promettre une fraîcheur moyenne de son sol, indépendante des saisons ! Quel est l’agriculteur qui ne bénirait la main qui le dispenserait de s’inquiéter désormais de la marche des vents et de l’absence des nuages, quand ses plantes altérées réclameraient le secours de l’humidité ?
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Quant à faire de l’école un moyen financier pour soutenir la ferme, c’est une combinaison qui ne peut être moralement approuvée, parce qu’elle sacrifie à des considérations subalternes le haut intérêt de l’instruction agricole, qu’elle jette un nuage sur les vrais résultats de l’agriculture de la ferme, et que le public pensera toujours que par elle-même, et sans le secours du bénéfice de l’école, elle ne pourrait exister.
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À travers les idées plus ou moins fantastiques que l’on se fait de nous, je ne pense pas que jamais ce trait de caractère ait été assez remarqué, et cependant c’est un de ceux qui opposent le plus d’obstacles à nos succès dans le commerce, dans l’industrie, dans l’agriculture. Le Français, qui expose si facilement, si gaiement, sa vie dans les entreprises les plus difficiles, n’y compromet sa fortune qu’avec la plus grande circonspection ; il semble qu’il craigne moins la mort que la misère.
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