Résumé

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer De la propriété considérée dans ses rapports avec les droits politiques… (1830)

Les produits de la terre ne sont pas un don gratuit de la nature à l'éminente prérogative du propriétaire. La nature n'accorde la reproduction qu'au travail de l'homme et à ses épargnes. Ce n'est pas celui qui possède la terre qui la rend fertile ; c'est celui qui l'épouse. Le propriétaire ne représente que le défricheur de son champ, qui en est, si l'on veut, le père, et qui l'a dotée par le capital employé au défrichement. Mais c'est le fermier qui fait valoir la dot en y associant ses propres fonds
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer De la propriété considérée dans ses rapports avec les droits politiques… (1830)

Ce n'est pas le propriétaire foncier, c'est le propriétaire de fonds agricoles, c'est le fermier qui fournira le pain à vos troupes. C'est le propriétaire manufacturier qui leur fournira l'habillement, le linge , la chaussure. Ce n'est pas le propriétaire foncier, c'est un capitaliste, c'est un entrepreneur de maçonnerie, qui vous construira des casernes et des magasins, qui relèvera vos remparts, et bâtira vos citadelles.
L'état doit la justice aux citoyens : est-ce la propriété foncière qui infusera la science du droit aux juges?
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer De la propriété considérée dans ses rapports avec les droits politiques… (1830)

En général le fermier est moins riche que le propriétaire; en conséquence il est obligé, pour conserver sa ferme, à plus de condescendance pour lui que celui-ci n'en a pour conserver son fermier. Le propriétaire peut se permettre un caprice, une boutade, même au préjudice de son revenu, pour renvoyer un fermier qui lui déplaît; le fermier, au contraire, n'a rien à sacrifier à ses fantaisies, ni même à des dégoûts qu'il peut surmonter.
Source : Gallica

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