Pierre-Louis Roederer

Élements biographiques

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer Mémoire pour servir à l'histoire de la Société polie en France (1835)

Dire que la chasteté du lan gage ne doit pas aller au-delà de celle des mœurs, quelque corrompues qu'elles soient, c'est prétendre que la société de mœurs honnêtes est condamnée à entendre et à parler un langage qui respire le mépris de l'honnêteté et de la morale ; c'est avancer que le langage peut mettre à découvert des mœurs que la morale oblige à cacher; c'est aussi établir en principe que des esprits délicats et polis n'ont pas le droit d'explure de leur langage des expressions grossières et brutales, et j'observe ici que si la décence est une loi delà morale, c'est aussi une loi du goût.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer De la propriété considérée dans ses rapports avec les droits politiques… (1830)

Les produits de la terre ne sont pas un don gratuit de la nature à l'éminente prérogative du propriétaire. La nature n'accorde la reproduction qu'au travail de l'homme et à ses épargnes. Ce n'est pas celui qui possède la terre qui la rend fertile ; c'est celui qui l'épouse. Le propriétaire ne représente que le défricheur de son champ, qui en est, si l'on veut, le père, et qui l'a dotée par le capital employé au défrichement. Mais c'est le fermier qui fait valoir la dot en y associant ses propres fonds
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer De l’intérêt des comités, de la Convention nationale…

Qu’a-t-elle détruit, si ce n’est la tyrannie, et d’où venait cette tyrannie, sinon de la révolution du 31 mai ? Qu’a-t-elle produit, si ce n’est le rétablissement de la révolution du 10 août, dont il ne nous restait plus rien ? Traiter de contre-révolutionnaire le langage que nous tenons au sujet du 31 mai, ce serait donc parler en contre-révolutionnaire du 10 août et du 9 thermidor. Si du 31 mai il n’a pas résulté une véritable contre-révolution, c’est le 9 thermidor qui en est une ; si Robespierre n’a pas été un tyran, c’est la Convention nationale qui exercerait aujourd’hui la tyrannie !
Source : Wikisource

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