Pierre-Louis Roederer

Pierre-Louis Roederer

Résumé

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer Discours de M. Roederer, maire d'Essay… (1832)

La république ne pourrait s'établir en France que sur des monceaux de cadavres. L'événement ne l'a que trop bien prouvé. Mais il a prouvé une vérité de plus : c'est qu'une république établie sur des cadavres tombe comme eux en pourriture.
Et pourquoi sont-ce là des vérités ? parce qu'il n'y a que la force et la violence qui puissent établir une institution détestée par tout le monde, et que la force et la violence, qui sont en horreur à tout le monde, ne peuvent asseoir solidement une institution dont le sort dépend plus tôt ou plus tard de la volonté générale.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer Discours de M. Roederer, maire d'Essay… (1832)

Ils veulent à toute force un président et point de roi, et c'est là ce qu'ils appellent la république. Ils veulent un président pour gouverner la France, et croient imiter l'Amérique où le président ne gouverne ni n'administre ; ils veulent un président pour la France entière, et le président des Etats-Unis n'est le président que d'un congrès représentatif de petits états confédérés qui sont des souverains indépendans hors les cas de la confédération.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Roederer Pierre-Louis Roederer Discours de M. Roederer, maire d'Essay… (1832)

Ce sont tous les patriotes qui se sont armés avec un zèle égal contre le despotisme et contre l'anarchie.
Pourquoi n'ajouterais-je pas : ce sont toutes les épouses , toutes les mères, toutes les filles à marier qui ne veulent pas que les révoltés consomment leur dot, empêchent de former leur trousseau, fassent tuer leur prétendu.
Enfin, ce qui ne veut pas la république, c'est la société tout entière, sous quelque rapport que l'on considère ceux qui la composent, de quelque manière qu'on en trace les divisions.
Source : Gallica

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