Camille de Furth

1871 (1871)

Résumé

Camille de Furth,  1871 (1871)

“ France abaissée, c'est dans cet abaissement même qu'elle puisera les éléments de sa résurrection et qu'elle doit se représenter au monde dans une majesté plus que jamais éclatante, la majesté du malheur subi avec l'énergie d'un grand peuple qui ne peut pas mourir.
Après le deuxième plébiscite impérial qui jetait une seconde fois la France, inconsciente victime, dans les bras de l'homme qui l'avait bâillonnée, quel spectacle plus étonnamment stupéfiant pouvait être offert aux générations actuelles que celui d'un gouvernement étayé sur plus de sept millions de suffrages !
”
Source : Gallica

Camille de Furth,  1871 (1871)

“ Le pape, cette représentation du Dieu Christ sur la terre, n'existe plus que de nom, et dans le catholicisme, composé de plus de cent cinquante millions d'êtres, à peine un cri, une protestation se sont élevés, c'est l'effondrement, c'est la fin de ce qui était pour laisser la place à ce qui va être ; il n'en pouvait être autrement.
Mais aujourd'hui, au XIXe siècle, un homme, fût-il aidé par douze autres, en les supposant animés d'une commune ardeur, ne composeraient qu'un trop modeste aréopage pour enseigner une idée ; le monde n'est plus ce qu'il était alors.
”
Source : Gallica

Camille de Furth,  1871 (1871)

“ Car un peuple ne meurt pas quand il représente l'idée nouvelle, la civilisation nouvelle, la République enfin, et ce peuple, c'est le peuple français ! Et les Allemands serraient-ils vingt fois plus nombreux, que nos légions les vaincraient encore , parce que, aujourd'hui, la situation a changé de face, et c'est actuellement nous qui combattons pour l'idée et pour la civilisation, c'est-à-dire, pour la marche en avant de l'esprit humain, contre sa rétroactivité. ”
Source : Gallica

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