Résumé

William Reymond La Prusse, la République et les conséquences de la guerre…

Si donc la France s'est lancée dans cette aventure avec la plus coupable étourderie, il est certain qu'elle ne s'y était pas préparée, mais qu'elle a accepté la guerre avec une trop haute opinion de ses forces et une arrogance qui lui a immédiatement et beaucoup trop tôt aliéné l'opinion publique en Europe.
Nous n'essaierons pas davantage de nier qu'une guerre contre l'Allemagne n'ait été populaire en France, par tradition chauviniste. Il suffit de faire appel aux mauvaises passions d'un peuple pour le pousser aux extrêmes.
Source : Gallica

William Reymond La Prusse, la République et les conséquences de la guerre…

La conspiration des princes contre les peuples, la Sainte-Alliance, la guerre de l'autorité contre la liberté, c'est la seule que vous compreniez encore et votre guerre de France, comme les guerres de l'Empire, comme celle du Danemark et de Bohême, ne sont que de violentes réactions dans lesquelles vous entraînez des peuples assez aveugles pour ne pas voir encore où vous les menez.
Source : Gallica

William Reymond La Prusse, la République et les conséquences de la guerre…

Car vous nous prouvez suffisamment depuis Sedan jusqu'à quel point ces provinces n'auraient pour vous qu'une valeur purement défensive, puisque, depuis que vous les occupez, vous poursuivez une guerre dont le but serait atteint, si c'était vraiment le but.
O mon Dieu! nous le comprenons! Des doctrinaires qui cherchent la pénombre diplomatique dans ces temps de crise, comme si nous vivions encore dans la période brumeuse de la monarchie constitutionnelle, proposent gravement de mettre fin à la guerre par la neutralisation de l'Alsace et de la Lorraine, et vous en haussez les épaules.
Source : Gallica

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