Camille de Furth

Élements biographiques

Camille de Furth,  Un Parisien en Asie, voyage en Chine… (1866)

“ Ostrouski ne reste pas trois minutes en place : tel chien ne tire pas suffisamment ; d'un coup hardi, il lui lance sur le corps son astol; le chien plie les reins, pousse un cri, et toute la meute se sent animée d'une ardeur nouvelle; l'astol est tombé à terre; sans arrêter le traîneau, Ostrouski se baisse et le ramasse, il joue avec ce morceau de bois, qui ne pèse pas moins de quinze livres, comme un tambour-major avec sa canne : les mots les plus étranges sortent de sa bouche; à chacune de ses interpellations, les chiens semblent devenir fous. ”
Source : Gallica

Camille de Furth,  1871 (1871)

“ France abaissée, c'est dans cet abaissement même qu'elle puisera les éléments de sa résurrection et qu'elle doit se représenter au monde dans une majesté plus que jamais éclatante, la majesté du malheur subi avec l'énergie d'un grand peuple qui ne peut pas mourir.
Après le deuxième plébiscite impérial qui jetait une seconde fois la France, inconsciente victime, dans les bras de l'homme qui l'avait bâillonnée, quel spectacle plus étonnamment stupéfiant pouvait être offert aux générations actuelles que celui d'un gouvernement étayé sur plus de sept millions de suffrages !
”
Source : Gallica

Camille de Furth,  Un Parisien en Asie, voyage en Chine… (1866)

“ Ainsi équipés, nous commençâmes vers neuf heures la descente du fleuve. La nuit se passa bien; à mesure que nous avancions, la terre disparaissait à nos regards.
Au jour, un brouillard intense s'éleva, le vent soufflait avec violence, nous hissâmes notre espèce de chiffon de toile, et nous marchâmes ainsi le restant de la journée. Vers la tombée de la nuit, nous commençâmes à apercevoir quelques glaçons flottant çà et là; c'était le présage le plus mauvais qui pût nous arriver, car il nous avertissait que d'un moment à l'autre le fleuve allait se geler complétement.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature