Détroit de Bab-el-Mandeb

Définition et enjeux

Portrait de Théodore Pavie Théodore Pavie Revue des Deux Mondes

De Moka au détroit de Bab-el-Mandeb, on ne compte que douze lieues ; poussé par une brise favorable, le bagglow franchit cette distance pendant la nuit. Quand Ismaël parut sur le pont, il fut quelque peu surpris d’apercevoir à la proue de son bâtiment un passager qu’il ne se rappelait pas avoir pris à bord. L’inconnu portait, à la manière des musulmans de l’Inde, le pantalon court et large, la tunique blanche agrafée sur le côté gauche, et au lieu de turban, une calotte pointue qui laissait surgir librement une paire de longues oreilles.
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E. Jurien-Lagravière Revue des Deux Mondes

A une certaine distance d’Adulis, le Golfe-Arabique, — nous pouvons sans inconvénient donner à la Mer-Rouge ce nom qu’elle porta aussi dans l’antiquité, — s’incline de plus en plus vers l’est. A la hauteur du territoire des Avalites, il forme un étranglement. Cet étranglement, c’est la porte de l’affliction, le fameux détroit de Bab-el-Mandeb. Quand nous l’aurons franchi, nous trouverons encore des comptoirs répandus sur un espace de près de 400 milles ; ces comptoirs ont un nom générique qui les désigne : on les appelle « les comptoirs en dehors du détroit. »
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Aug. Colin Revue des Deux Mondes

Tous les conquérans célèbres, tous les hommes qui ont embrassé d’un coup d’œil d’aigle les intérêts du monde, ont pressenti ces hautes destinées de l’Égypte, et se sont rendus maîtres, au nom de la victoire, de cette terre dont la possession semblait leur attribuer la domination commerciale du globe. Ils y trouvaient le double avantage d’un territoire fertile et d’un centre politique vers lequel ils faisaient converger tout le mouvement de la Méditerranée, pour l’unir à la civilisation indienne et au progrès géographique dont le détroit de Bab-el-Mandeb était alors l’unique issue.
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