Résumé

Louis Deville,  Excursions dans l'Inde, par Louis Deville (1860)

“ Quel pays renferme, du reste, plus d'éléments de richesse que l'Inde ? Du pied de l'Himalaya coulent deux larges fleuves, l'Indus et le Gange, qui vont porter la fertilité dans des plaines immenses. Le sol même le plus aride devient d'une extrême fécondité dès qu'on y étend les bienfaits de l'irrigation. Une riche terre d'alluvion produit l'indigo, l'opium, le coton, le sucre, le riz, la cannelle, les gommes et les résines. Çà et là s'élèvent des forêts de palmiers, de dattiers et de bambous qui atteignent souvent vingt mètres de hauteur. ”
Source : Gallica

Louis Deville,  Excursions dans l'Inde, par Louis Deville (1860)

“ Une heure nous suffit maintenant pour atteindre le Caire. L'œil est réjoui par la fertilité des bords du
Nil. On a bâti çà et là de jolies maisons de campagne et plusieurs palais pour le pacha. Nous longeons des bateaux à vapeur de plaisance, les canges des voyageurs européens et la petite flotte des embarcations au service de la malle anglaise de l'Inde.
Enfin nous débarquons à Boulac, le port du Caire.
Une jolie route mène à cette ville. C'est une charmante promenade d'une demi-heure. Les bazars, les mosquées et la citadelle excitent la curiosité de l'étranger.
”
Source : Gallica

Louis Deville,  Excursions dans l'Inde, par Louis Deville (1860)

“ Plus loin de longs alligators dorment au soleil, sur le sol détrempé. Un coup de fusil tiré de notre vapeur vient les réveiller de leur engourdissement. Ils plongent lentement sous l'eau ou ils s'enfoncent lourdement. On dirait une partie du sol qui vient de s'écrouler. Quelques échassiers vivent seuls au milieu de cette nature fangeuse et rabougrie. A chaque instant il faut changer de cours d'eau et faire mille détours. Tantôt nous touchons presque aux deux rives, tantôt c'est à peine si l'on distingue le bord opposé à celui que nous côtoyons. ”
Source : Gallica

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