Robert Henri Auguste Claude Lafontaine, À travers l'Inde (1913)
“ Le rêve paré, enivrant n'est-il pas infiniment loin de la vérité des choses et des êtres? Au soleil levant, les maisons des quais, les hauteurs de Malabar couvertes de villas et de jardins s'éclairent d'un rose délicat : c'est attirant comme un jouet frais et neuf. Un saut dans la chaloupe qui danse sous ses toiles : nous filons sous la brise et dans cinq minutes nous toucherons la terre de l'Inde !. Vraiment mon cœur se serre quand j'abandonne le bateau : je sens très nettement que j'ai cette fois définitivement quitté la France, que tout lien est rompu, que j'entre dans un monde nouveau. ”
