Aleksej Soltykov

Résumé

Aleksej Soltykov Voyages dans l'Inde et en Perse (1858)

Le Caire, avec toutes ses merveilles, paraissait ne pas exister pour ce peuple affairé qui se ruait vers l'Inde.
Entraîné par la foule, je choisis aussi un cheval pour moi ; je confiai mon bagage à Waghorne pour l'expédier; je lui comptai une trentaine de livres sterling, et nous partîmes pour le désert.
Nous étions une quarantaine d'Européens, avec quatrevingts chameaux et toute une horde d'hommes noirs et
bruns, Arabes, Abyssiniens, Nubiens, demi-nus, affublés d'habits d'une coupe tout à fait à part et drapés d'une manière singulière.
Source : Gallica

Aleksej Soltykov Voyages dans l'Inde et en Perse (1858)

On ne peut guère s'attendre à mieux dans un endroit où toute la tourbe de l'Inde s'assemble. Le radja du lieu, tant soit peu sous la surveillance des Anglais, professe une haine profonde et religieuse pour les Européens. C'est un grand vieillard maigre et tout courbé par l'âge, à la peau noire, habillé de blanc, et le front tout resplendissant de trois larges bandes de couleur opaque, jaune et blanche.
Source : Gallica

Aleksej Soltykov Voyages dans l'Inde et en Perse (1858)

Je rendis les mêmes honneurs au radja qu'il m'avait accordés chez lui, c'est-à-dire je l'embrassai sur les deux épaules; et, le prenant sous le bras, je le conduisis depuis son palanquin jusqu'au sofa. A la fin de sa visite, je lui mis, ainsi qu'à toute sa suite, à chacun séparément, d'énormes guirlandes de fleurs d'une odeur suffocante; j'offris le bétel, je versai l'huile et l'eau de rose sur leurs mains ; je n'avais pas de cette huile noire; et je leur mis à tous des bracelets de neurs sur les
poignets, un collier au cou et un bouquet à la main.
Source : Gallica

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