Résumé

Lettres sur l'Inde (1848)

En relisant toutes ces folies, j'ai craint que ces chutes de palanquins ne vous dégoûtent de l'Inde, où nous devons aller ensemble. Sachez donc que le choc n'est absolument rien, et ne fait que réveiller si l'on dort et peut-être tomber une bouteille ou un verre ; et puis cela n'arrive que dans des contrées comme celle-ci, où le palanquin n'est guère en usage. C'est un pays de guerriers, de chameaux, d'éléphants, de chevaux, de tentes. Nous sommes dans une plaine qui s'étend à perte de vue. Le temps se réchauffe et deviendra bientôt, je crains, beaucoup trop chaud.
Source : Gallica

Lettres sur l'Inde (1848)

C'était le temple du dieu Hanoumane, qui, dans l'antiquité, était un singe très-belliqueux, sous les ordres du roi d'Aoude, nommé Rama, roi divin. Il conquit pour ce roi, ce bon Rama, l'île de Ceylan ', île charmante, cette émeraude des ondes pacifiques de l'océan Indien; cette terre merveilleuse où les belles Cingalies rôdent à l'ombre des rhododendrons et dans des bosquets d'oléandres; cette forêt enchantée où, dans les profondeurs des réduits ombreux que forment les mélancoliques palmiers, les éléphants foulent les broussailles d'ananas, de café ou de cannelle au parfum enivrant.
Source : Gallica

Lettres sur l'Inde (1848)

Je rendis les mêmes honneurs au radja qu'il m'avait accordés chez lui, c'est-à-dire je l'embrassai sur les deux épaules ; et le prenant sous le bras, je le conduisis depuis son palanquin jusqu'au sofa. A la fin de sa visite je lui mis, ainsi qu'à toute sa suite, à chacun séparément, d'énormes guirlandes de fleurs d'une odeur suffocante ; j'offris le bétel, je versai l'huile et l'eau de rose sur leurs mains; je n'avais pas de cette huile noire; et je leur
mis à tous des bracelets de fleurs sur les poignets,
un collier au cou et un bouquet à la main.
Source : Gallica

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