Charles Cros,
Le Coffret de santal
“ Aux monts où le soleil se couche Emporté par des étrangers, J’ai pleuré, muet et farouche Tous mes ravissements changés Les arômes en fades herbes, Les diamants en froid cristal, En loups gris les tigres superbes, En sapin banal le santal. Puis, mal consolé, sous les branches, J’épiais dans les froids vallons Les filles qui passaient si blanches, Si graves, sous leurs cheveux blonds. Mais ce n’était pas l’oubliée Aux lèvres rouges de bétel À ma vie autrefois liée !... Que je souffre d’être immortel ! Corrects, le zinc et les ardoises Des toits coupent le ciel normal, On s’éveille aux maisons bourgeoises, ”
