César-Auguste Horoy

Résumé

César-Auguste Horoy Santeul, poète de la cour de Chantilly (1856)

Chantilly était l'un des ornements de la France à laquelle appartenaient sa splendeur et son éclat. Le nom du grand Condé en était la gloire; l'espoir de contempler, au milieu de toutes les magnificences de l'art et de la nature, les traits d'un héros que l'estime des contemporains élevait si haut et que la postérité elle-même admire, en doublait le prix, et venait ajouter à l'attrait de curiosité un motif plus noble. On eut dit volontiers : qui n'a pas vu Chantilly n'a rien vu.
Source : Gallica

César-Auguste Horoy Santeul, poète de la cour de Chantilly (1856)

Madame Deshoulières ne pouvait songer à imiter dans Corneille la grandeur du sentiment et l'énergie du style, dans Molière l'étude profonde des passions humaines ou dans Racine la perfection d'une langue qui exprime toutes les nuances des sentiments du coeur de l'homme. Une autre poésie jetait un grand éclat, c'était là poésie descriptive, et ce fut de ce côté que l'emporta son instinct de poète. Nous devons à l'école des poètes latins, à la réputation de Santeul et des autres, le talent de Madame Deshoulières, soit qu'elle chante les moutons :
Hélas, petits moutons que vous êtes heureux !
Source : Gallica

César-Auguste Horoy Santeul, poète de la cour de Chantilly (1856)

Pour la fontaine de Sylvie oit Théophile exilé s'était caché :
Ici jadis, Sylvie, le poète exilé, assis près de tes eaux limpides t'adressait ses vers charmants. Aujourd'hui, son ombre illustre erre encore en ces lieux sacrés dans lesquels elle s'égare depuis que s'est accomplie la destinée du noble poète. Ici, j'ai senti sa présence ; une ardeur nouvelle m'anime, et c'est lui qui m'ordonne de prendre sa lyre et de te chanter.
Source : Gallica

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