Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ Eux-mêmes reconnaissaient cette parenté en adoptant la gloire des Huns comme un héritage de famille, et en plaçant Attila en tête de leurs rois. Au reste, ce que la peur avait imaginé sur les premiers Huns, elle le répétait sur les seconds, que l’on regardait dans toute l’Europe non-seulement comme des sauvages féroces, mais comme des anthropophages et des mangeurs d’enfans; le mot d’ogre conservé dans nos contes populaires est une tradition vivante de la frayeur qui possédait nos aïeux, il y a neuf siècles, au seul nom du peuple hongrois. ”
