X.-B. Saintine,
Chrisna, par X.-B. Saintine (Xavier Boniface…
(1859)
“ Te tuer ! s'écria Zagrab en l'interrompant ; moi, que je te tue, ma bonne Chrisna !... En ai-je jamais eu la pensée?... Si, malgré l'arrêt lancé contre moi, j'ai épié ta route ; si je t'ai suivie jusqu'ici, prenant par les bois et les sentiers détournés, tandis que tu allais par les grands chemins, c'est que je voulais veiller sur toi ; c'est que je voulais te voir encore !... La seule vengeance que je méditais, c'était de te faire comprendre combien je t'avais aimée , de t'inspirer le regret de m'avoir rendu si misérable ; mais te tuer! mon Dieu! ”
