Victor Tissot,
La Hongrie de l'Adriatique au Danube…
(1883)
“ Le paysan hongrois se reconnaissait à son large chapeau, à ses longs cheveux noirs encadrant sa figure hâlée, à ses moustaches pendantes, à sa courte pipe et à sa bunda qu'il porte hiver et été, — quand il fait beau, les poils en dehors, et quand il pleut ou qu'il fait froid, les poils en dedans. Maigre, élancé, nerveux, le Hongrois a la physionomie ouverte, loyale, le regard brillant, doux et fier, les pommettes saillantes du Tartare et l'attitude calme et rêveuse du Turc. Robustes comme la terre qui les porte, on n'imagine pas des paysans plus beaux. ”
