Résumé

Portrait de Auguste de Gérando Auguste de Gérando La Transylvanie et ses habitants

Cette plaine sans limites, où le regard n’a pas d’obstacles, est une belle image de la liberté, si chère aux Hongrois.
Dans les Puszta, le lever et le coucher du soleil sont d’un magnifique effet. Le matin la terre est inondée d’une mer de vapeur rose, qui s’illumine quand le disque de feu paraît à l’horizon : à la fin du jour, lorsque le soleil trace sa route ardente, la moitié du ciel est enflammée. On a comparé les nuits des Steppes à celles de Venise, pour la sérénité, la fraîcheur, et la clarté des étoiles.
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Bien avant mes voyages en Hongrie, j’avais un culte pour Jean Hunyade, ce héros chrétien qui consuma sa vie avec une pieuse abnégation pour le salut de sa religion et de sa patrie, dont la mort frappa de douleur l’Europe entière, et que le sultan lui-même pleura en s’écriant : Jamais il n’y eut un plus grand homme ! Tous nous pouvons revendiquer sa gloire, car il fut notre rempart à tous. Sans ses victoires les Turcs pénétraient dans l’Allemagne divisée, dans la France affaiblie, et c’en était fait peut-être de la civilisation.
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J’arrivai à Balásfalva avec des espérances que j’ai conservées. Je pouvais craindre que de vieux ressentiments ne se fussent enracinés dans le cœur des Valaques : que ce peuple dépossédé par les Hongrois eût repoussé à jamais toute idée de fraternité avec la race victorieuse dont il est resté séparé, et qui le convie aujourd’hui. J’acquis la certitude que le clergé ne nourrissait pas cette haine nationale, si long-temps héréditaire chez les paysans. Il accepte les événements ; il reconnaît que le peuple hongrois, qui domine ce pays depuis mille ans, ne peut plus l’abandonner.
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