Pierre Marge, Voyage en automobile dans la Hongrie pittoresque
“ Comme pour nous narguer, la Pointe de l'Œil de la Mer vient de quitter son capuchon de nuages, le ciel a repris toute sa pureté. Le lac resplendit de lumière, d'une lumière dure, crue, triste, que n'adoucit aucune teinte de verdure, qui exagère encore l'âpreté grise des rochers et des crêtes dentelées. On découvre un grand nombre des sommets 138 du Haut-Tatra [80] qui se découpent dans l'azur en leur farouche majesté. Les voilà donc, ces terribles cimes, là, devant nous, tout près, ces pics effrayants qui nous impressionnèrent si fort hier quand nous les contemplâmes de la haute plaine. ”
