Charles Hermeline

Résumé

Charles Hermeline A travers l'Europe, notes de voyage… (1898)

Le nom de Walter Scott est souvent venu se placer sous ma plume quand j'ai voulu évoquer mes souvenirs d'Écosse. Et c'est justice. Car le grand écrivain a si intimement lié son nom à celui de son pays, qu'il est impossible aujourd'hui de les séparer.
L'alliance de la poésie et de la nature augmente les charmes de l'une et de l'autre. Il y a un rayonnement nouveau sur un beau paysage quand un grand poète l'a chanté. Et la beauté d'un lieu, qui est impérissable, conserve avec elle le souvenir de l'écrivain qui s'en est inspiré.
Source : Gallica

Charles Hermeline A travers l'Europe, notes de voyage… (1898)

C'est là que, dans les beaux soirs d'été, les bergères se réunissent et font retentir des chants qui flottent sur la vallée, et vont réveiller l'écho des monts voisins.
Car les bergères habitent là-haut. Là-haut, l'herbe est fine et drue, les ombrages frais, l'air pur et fortifiant : là-haut, toute brise vous apporte un son de clochettes, ou le parfum d'une herbe odoriférante. C'est la vie pastorale comme on la voit dans les poètes. Les vaches et les chèvres paissent en liberté, jusqu'à ce qu'on les ramène, le midi ou le soir, par des sentiers escarpés vers le chalet.
Source : Gallica

Charles Hermeline A travers l'Europe, notes de voyage… (1898)

Pour gagner la gorge de la Tamina, il faut traverser l'établissement de bains, qui barre toute la vallée ; il est vrai qu'il n'en barre pas large.
Quand on a payé sa place, et loué un capuchon imperméable qui vous permettra de revenir à peu près sec, on peut enfin s'accorder le spectacle attendu.
La fissure que le torrent s'est creusée est étroite, tortueuse ; entre les murs de rochers, on n'aperçoit qu'un peu de l'azur du ciel ; parfois même on ne le voit plus du tout ; on se croirait dans une caverne où gronderait le fracas d'une vaste usine souterraine.
Source : Gallica

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